Mon voyage à Heidelberg
2006, 810ème anniversaire d'Heidelberg. J'aurai bien voulu faire un voyage en péniche, et surprendre les fantômes qui me guettent du haut de cette tour.
L'hospitalité ici n'est pas un vain mot, déjà,cette table me fait saliver! Ce repas convivial témoigne de la chaleur de l'accueil et si je ne comprends pas
l'allemand tant pis ! J'adore les feux d'artifice, celui là est somptueux, et je suis éblouie.... Je me suis perdu dans le dédale des rues, émerveillée par le style
baroque. L'auberge <<Zum Ritter>> St huguenot Charles Belier. L'église du Saint Esprit célèbre par la bibliothèque palatine offerte au Pape je crois vers
1622. Une immense barrique, bière ou vin blanc? Les deux cyclopes blancs, en bermudas rayés, coiffés d'un casque à pointe, qui montent la garde à la porte d'Heidelberg ont bien compris que j'ai trop bu pour la franchir toute seule. Alors comme l'ogre aux bottes de 7 lieues j'irai dormir, repue dans les
ruines majestueuses du château Otto Heinrich dont il ne reste que la facade. En trois pas, j'ai franchi le pont romain Heiligenberg et je me suis assise près

de la tour de gué romaine . Balade dans la vieille ville. Le marché aux fleurs colore les pavés gris de la place au pied de la Mairie. Mais voici
la voiture de police, chacun de se dissimule comme il peut, se cache dans la forêt toute proche du mont Gaisberg ou dans les recoins secrets des grandes
brasseries . L'on pourrait se croire en Alsace à marcher dans les rues pavées entre ces hautes maisons qui exibent leur exosquelette de poutres brunes. Nous
flânons le long de la rivière, suivant la voie tracée, par l'homme machine, vers l'université et le musé de la technologie. les premières rotatives de l'imprimerie
modernes côtoient une grue moyennageuse. Pavillon acoustique ? Courbure de l'espace au voisinage des trous noirs ? Des propriétés des membranes au
vieux métier à tisser voici une antique machine à vapeur couplée à une génératrice. Sortis de l'université, Weber hante mes souvenirs d'étudiante paresseuse.
Retour vers Emma et Véronique côte à côte. Photo de départ d'une ballade journalière, avec toutes les copines. Jet d'eau au milieu du plan d'eau, carpes

bicolores qui nagent flegmatiques , une promenade en bateau dans le parc où dominent d'antiques huttes sur des arbres pilotis. Véro tout sourire sous le soleil d'Heidelberg ne bronzera pas tout de suite. C'est cool.

Et puis le départ qui se prépare dans nos pensées, la photo souvenir et les quelques pas qu'il reste avant de monter dans le bus et de retrouver nos familles après un si beau voyage dans un si beau pays d'Europe. Plein de souvenirs dans ma tête, et déjà, je classe inconsciemment toutes ces d'histoires à raconter. Mon club, ma GRS je t'aime! .

Auf wiedersehen Heidelberg!

   

Mais comment s'empêcher une fois revenu, quelques temps après, de vouloir encore une fois se rappeller ses moments magiques et les visages amis? Raviver ma mémoire défaillante et savoir si les couleurs d'aujourd'hui sont aussi belles que de mon souvenir.

Alors un soir, furtivement, avec cette petite angoisse de la déception possible, sur la toile, j'ai cherché, et trouvé, sans trop de mal les cartes postales de mes rêves. Les voici ces couleurs éclatantes, ces lumières féériques qui n'apparaissent qu'à la nuit tombée. Non je ne suis pas l'adolescente fébrile et exaltée qui embellissait son souvenir, non ! j'y étais tout simplement c'est vrai, j'y étais !

danke für all mein Herz , Heidelberg !

 

texte de Berdhé Lèque